Que celui qui n'a jamais ressenti ce sentiment me jette la première pierre !
Mais... que... non mais STOP ! Posez ces cailloux sales garnements ! Et puis vous êtes pas crédibles ! Sérieusement, vous prétendez ne jamais vous être ennuyés... Alors vous foutez quoi ici à lire mes articles ??! Voilà... Reposez vos cailloux... C'est mieux, je préfère ça...
Alors voilà. Après cette interruption aussi brutale qu'injustifiée, revenons à nos moutons.
*Bêêêêêêêê*
Ta gueule toi.
L'ennui... Cette sensation qui fait que l'on vérifie ses mails, ses sms, son compte FaceBook et autres frivolités toutes les deux à trois minutes (pour les plus patients) pour voir si, par miracle, quelqu'un a enfin répondu à notre intervention précédente, capitale, continuant un quelconque débat primordial lancé plus tôt (de quelques heures à quelques semaines pour les plus tarés passionés);
"La poule était là avant, sinon le premier oeuf aurait fini en omelette et le dodo se sentirait moins seul au panthéon des espèces d'oiseaux disparus !"
Et quelle déception lorsque la réponse, si enfin on a la chance d'en recevoir une, ne fait pas avancer le débat d'un pouce... Ni notre combat contre l'ennui, par le fait même...
"LOL !" (Et autres finâsseries Kikoo-Gen...)
Dans ces cas-là, notre égocentrisme naturel (bienvenue dans la race humaine (sans jeu de mot)) nous fait croire que nous sommes les seuls à nous ennuyer. Ou du moins que notre ennui a atteint un pallier d'intensité plus profond, plus intense et plus chiant que n'importe lequel de nos compagnons de galère. Mais de toutes façons, jamais vous vous ennuierez autant que moi. Enfin, vous voyez bien ce que je suis réduit à écrire non ? Comment je pourrai faire ça si...
Ah mais... Vous, vous me lisez... Un point pour vous...
L'ennui peut aussi nous pousser à faire des choses qui, une fois revenu dans un état que l'on va qualifier de "normal" (Obisam et Yodeks, je vous vois venir, "normal" par rapport à NOTRE état, pas par rapport aux autres gens, namého !), nous paraissent comme étant pour le moins bizarres, si ce n'est totalement étranges. Un peu comme un lendemain de cuite. Avec des souvenirs. Hélas.
Tenez, par exemple, saviez-vous que l'ouvre-boîte n'a été inventé qu'une cinquantaine d'années après le système de conserves ?
Si avec ça vous arrivez pas à emballer et à briller en société, je ne peux plus rien pour vous...
Principalement parce que c'est ma seule technique dans les deux cas...
L'apparition de ce sentiment, du moins pour moi, et donc pour la grande majorité de ce site, tous les "moi" comptabilisant un total plus grand que trois, est aléatoire, et peut subvenir à des moments très particuliers... Quelques exemples...
- Lorsque je dois travailler. Ou du moins que je suis sensé le faire. Comme en ce moment.
- En plein milieu d'un cours - Spéciale dédicasse à l'algèbre linéaire -. Toujours classique. Les étudiants me comprendront. ("Non" ? Comment ça "Non" ??! Bon, le négationiste, tu sors, tu m'énerves à toujours me contredire !)
- Encore récemment, il m'est arrivé de m'ennuyer en vacances. Si, si. (Bon, faites revenir le négationiste, on est déjà pas beaucoup, si je commence à virer des gens je vais vite finir seul. Et puis mes effets de "Si, si" sonnent moins bien si personne ne me contredit avant.)
Toutefois, nous avons beau nous "ennuyer à mourir", la mort, elle, refuse de nous délivrer. Et ce, quel que soit le degré d'ennui atteint. Votre serviteur a pourtant testé un niveau d'ennui très impressionnant (dans le mauvais sens). Et je vous assure que c'est surprenant lorsque l'on se rend compte que, pour passer le temps, notre esprit a commencé à suivre le cours de philosophie auquel notre corps était astreint.
Ce qui nous ramène, pour rester dans le domaine philosophique (admirez la transition, pas du tout brodée), à l'une des célèbres phrases de Nietzsche : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. (Ou paraplégiques pour les moins chanceux.)"
N'étant pas mort, ni même paraplégique (NON ! Si je sors pas de chez moi c'est parce que je suis paraplé-geek. Nuance. En plus dehors il y a de l'oxygène. C'est toxique.), il en découle deux hypothèses.
La première étant que toutes ces années d'études et autres techniques personnelles pour atteindre l'ennui (je vous enverrai une brochure) m'ont endurcies; cette hypothèse étant fortement contestée puisque, après bien des observation, et en dépit du caractère totalement subjectif que je porte à ma personne, je n'ai pas la moindre idée de la partie de mon être qui a pu s'endurcir. (Non, les blagues salaces c'est le blog à côté.) J'étais déjà parfait...
Il reste donc la deuxième hypothèse, que je privilégie... Les philosophes sont (très probablement) tous drogués et racontent n'importe quoi...
"Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher." {Blaise Pascal}
Votre serviteur, apparemment récemment promu philosophe,
Adamkin Skywalker
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